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Politique

Houria Ben Moussa,29/06/2012 17h03

Congrès de l’Istiqlal : les intrigues de la course au leadership

Le Parti Istiqlal s’apprête à tenir, du 29 au 1er juillet 2012, son 16ème congrès marqué cette année par une compétition acharnée pour décrocher le poste de Secrétaire général du Parti Fassi.

Montage photo montrant Hamid Chabat (G) et Abdelouahed El Fassi (D)



Deux candidatures sont avancées jusqu’à présent : celle d’Abdelouahed El Fassi, fils du fondateur et beau-frère du secrétaire général sortant et celle de Hamid Chabat, maire de Fès et secrétaire général du syndicat de l’Union générale des travailleurs au Maroc (UGTM).



Après avoir fait montre de leur disponibilité à briguer ce mandat au sommet du parti de la balance, les jeunes loups tel Adil Douiri, Ahmed Toufiq Hejira, ou encore Abdelkebir Zahoud, se sont par la suite abstenus en faveur du fils du fondateur du parti, qui restait seul candidat officiel à ce poste jusqu’à l’annonce par Chabat, lors d’une conférence de presse, tenue le mercredi 27 juin à Rabat, de son intention de briguer ce poste.



"Ma candidature a été dictée par la nécessité de s'engager dans cette dynamique qui accompagne les réformes et les mutations que connait le Maroc", a indiqué Chabat dans une déclaration à l’agence MAP, annonçant que d'autres personnalités pourraient éventuellement postuler à ce poste, dont Mohamed El Ouafa, membre du comité exécutif du PI et actuel ministre de l'Education nationale.



Ce parti vieux de 70 ans s’apprête aujourd’hui à vivre un exercice inédit de démocratie interne où deux politiques chevronnés, l’un prônant la légitimité historique et familiale et l’autre la légitimité populaire, se lancent dans la chasse à la tête du parti.



Ce 16ème congrès se tient dans une conjoncture historique spéciale pour le parti de Si Allal qui est passé du leadership politique à l’exercice de la démocratie.



Rappelons que l’article 57 de ses statuts stipule que le secrétaire général est élu parmi et par les membres du conseil national. La seule condition requise pour le candidat au poste de secrétaire général est d’avoir été élu au moins pour un mandat comme membre du comité exécutif. Le secrétaire général est élu au bulletin secret à la majorité des membres du conseil national pour seulement deux mandats de quatre années chacun, stipule le même article. Toutefois, cet article a été amendé en 2009, à l’occasion du XVe congrès pour permettre au secrétaire général actuel Abbas EL FASSI, au moment où il occupait le poste de chef du gouvernement, de briguer un mandat supplémentaire.



Les statuts du parti ne prévoient pas de date limite pour clore la liste des candidatures, il peut y avoir des candidatures de dernière minute. Il n’est pas non plus spécifié que le secrétaire général doive présenter un programme qu’il s’engagera à mettre en œuvre une fois élu. C’est du moins les principaux ingrédients d’une course et de batailles d’arrière garde pour le leadership au sein du parti de la balance qui tient durant ce weekend un congrès décisif pour son avenir.


Houria Ben Moussa
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