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Revue_de_presse

MAPF,27/03/2012 11h17

La presse quotidienne du 27 mars 2012

La réforme des Caisses de retraites, le débat médiatique en cours sur une éventuelle "scission" au sein du gouvernement Benkirane, le suicide de la jeune Amina Filali et la réunion à Rabat du Club de chefs d'entreprise Maroc-France, sont les sujets traités, ce mardi, par les éditorialistes de la presse quotidienne.



Ainsi, +Aujourd'hui le Maroc+ qualifie d'une autre réforme "douloureuse" celle des Caisses de retraites, puisqu'aucun gouvernement, sur les dix dernières années, n'a eu le courage de l'attaquer frontalement et sérieusement.



"La réforme sera douloureuse dans la mesure où elle passera nécessairement par des mesures impopulaires comme l'augmentation de l'âge de départ en retraite, l'augmentation des taux de base et donc des cotisations prélevées à la fin de chaque mois sur les fiches de paie", affirme l'éditorialiste, soulignant qu'"elle ne plaira certainement pas aux employeurs et chefs d'entreprises non plus qui devront inévitablement contribuer au sauvetage, en mettant la main à la poche via les cotisations patronales".



Rappelant que dans certains pays, la réforme des retraites a pris au moins dix années de débat, de réflexion et parfois même de confrontations qui ont fini dans la rue, l'éditorialiste écrit qu'"au Maroc, la réforme a été lancée en 2003 pour une mise en oeuvre en 2010 avant d'être repoussée par le gouvernement de Abbas El Fassi à 2011".



"Nous sommes en 2012, toujours aucune nouvelle et le gouvernement de Benkirane annonce qu'il n'y aura pas de réforme globale avant 2014", fait-il savoir, estimant qu'"à ce rythme, il nous faudra 25 ans pour venir à bout de ce chantier. Mais le problème est qu'avant 2020, il y a une forte probabilité de ne plus pouvoir payer les retraités, du moins les fonctionnaires".



Dans un autre registre, +Attajdid+ écrit sous le titre "l'illusion du pari sur une +scission+ gouvernementale", que ce qui est publié par certains supports médiatiques sur une éventuelle scission au sein de la majorité gouvernementale mérite d'être analysé en ce sens que ces supports s'adonnent à l'exagération dans leur interprétation des différends entre les composantes de la majorité.



L'éditorialiste souligne que face à cet acharnement de certains médias, il y a lieu de s'interroger sur la réalité de la cohésion de l'alliance gouvernementale et son avenir, s'il s'agit bien d'une scission gouvernementale ou s'il est question seulement de différends ordinaires au sein de n'importe quelle majorité gouvernementale, ou s'il y a vraiment une quelconque volonté ayant pour objectif d'amplifier ses différends et de les dénaturer afin d'occulter les efforts du gouvernement en matière de lutte contre la corruption et la rente?.



Pour l'auteur de l'éditorial, l'on ne peut pas exclure l'existence de différends entre les composantes de la majorité car cette dernière est composée de quatre partis politiques dont chacun préserve ses choix idéologiques et ses approches politiques pour la mise en Âœuvre des dispositions de la Déclaration gouvernementale, ajoutant que l'existence de différends dans ce cas de figure est une chose naturelle à même d'enrichir la présente expérience.



La question de la soi-disant scission gouvernementale, même s'il est possible théoriquement, sa concrétisation nécessite des indicateurs irréfutables pour en déduire l'éventualité de cette scission, ce qui n'est pas le cas, poursuit l'éditorialiste, tout en s'interrogeant sur le but de la focalisation sur cette question au moment où le gouvernement engage des actions pour lutter contre la corruption et l'économie de rente.



Et d'affirmer que la préoccupation de ces médias par une éventuelle scission au sein de la majorité gouvernementale vise à détourner l'attention de l'opinion publique et porter un coup dur aux efforts du gouvernement visant l'éradication de la corruption et de la rente.




+L'Economiste+ s'intéresse au Club de chefs d'entreprise Maroc-France, qui aura lieu mercredi à Rabat, une grande rencontre de chefs d'entreprises marocains et français émanant de la CGEM et du Medef, les deux puissantes organisations patronales des deux pays.



Pour l'éditorialiste, "la réunion de demain comme les multiples contacts qui ont déjà eu lieu avec le gouvernement, et spécialement le chef du gouvernement lui-même, ne sont évidemment pas que du travail en faveur des relations d'affaires franco-marocaines: tout le monde va en profiter, à commencer par les investisseurs et entrepreneurs maroco-marocains, puisqu'il s'agit d'ajouter, pour tout le monde, un niveau supplémentaire à l'ensemble des améliorations du climat des affaires et des investissements".



Et d'affirmer que "la bonne volonté est au rendez-vous de tous les côtés, tandis que l'on sent bien du côté des hommes politiques en charge, un vrai désir d'élever la confiance des milieux des affaires".



"A quelques broutilles près, l'ensemble des secteurs et certaines fonctions transversales sont bien balayés, y compris les questions humaines de formation et d'emplois, ou encore les partenariats publics/privés, les concessions, l'application du droit", indique l'éditorialiste, relevant qu'"avec autant de désirs actifs et activistes, cela devrait marcher, à condition de bien veiller à ce que ces désirs évoluent vers la ténacité, voire l'opiniâtreté, et non pas vers les voeux pieux".



De son côté, +Bayane Al Yaoum+ consacre son éditorial au large débat suscité, autour des lois incriminant le viol et le mariage des mineures, au sein des organisations féminines ainsi que dans les milieux associatifs et politiques suite au suicide de la jeune Amina Filali, soulignant que ce drame a ouvert les yeux sur des pratiques courantes et vécues dans de nombreuses régions du Maroc.



Actuellement, il y a une nécessité à trouver des solutions à cette situation, précise l'éditorialiste, soulignant qu'il sera aberrant et irresponsable de détourner le débat en cours en cherchant à justifier l'injustifiable.



Rappelant que dans le sillage des protestations et du débat autour du suicide de Amina Filali, le groupe de l'Alliance socialiste à la Chambre des conseillers a déposé des propositions d'amendement des articles 475, 485 et 486 du Code pénal et des articles 20, 21 et 22 du Code de la famille, l'auteur de l'éditorial affirme que la revendication de l'amendement de ces articles est dictée par la nécessité de mettre un terme à de véritables drames au sein de la société marocaine, à savoir l'incrimination du viol et l'abrogation du mariage des mineures, tout en excluant l'instrumentalisation de ce drame dans des débats stériles alimentés par des pensées rigides et sclérosées.



Le gouvernement est appelé aujourd'hui à réagir sérieusement et de toute urgence à une revendication largement exprimée par la société et qui a été remise au devant de la scène par le suicide de la jeune Amina Filali, conclut-il.


MAPF
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