Menara actualités - Tous les titres de l'actualité
  • Rechercher 
  • sur Menara   
  • sur le Web   

Revue_de_presse

MAPF,14/03/2012 11h05

Revue quotidienne des éditos du 14-03-2012

Divers sujets suscitent l'intérêt de la presse quotidienne de ce mercredi, qui consacre ses éditoriaux aux mouvements de protestation et aux récents incidents survenus à Béni Bouayach et Imzouren, la réforme du secteur de l'enseignement et la polémique suscitée autour des festivals, aux côtés d'autres sujets.



Ainsi, sous le titre "La loi des souffleurs de feu", +Le Matin du Sahara et du Maghreb+ écrit que les événements de Béni Bouayach nous interpellent avec une évidence qui se passe de tout commentaire, ajoutant que les violences qui ont été perpétrées ne constituent pas un simple épiphénomène.



"Les événements qui ont pris une tournure violente ont été provoqués au départ par une revendication de nature économique et sociale, à savoir la baisse du prix de l'électricité et de l'abonnement prélevé sur la télévision. Revendication corporatiste mais qui a vite fait de dégénérer en affrontements", explique l'éditorialiste, qui indique que "le gouvernement a réagi, en en exonérant une partie significative de citoyens de la taxe". "Il s'agit d'un réflexe de prudence et de sagesse qui ne résout pas, tant s'en faut, le problème, ni apaise la colère des populations", estime-t-il.



Cependant, relève l'auteur de l'éditorial, "au-delà de la revendication proprement dite, il existe une sournoise volonté d'instrumentaliser la révolte des populations. En filigrane, elle distille sa stratégie, faite de désordres, de soulèvements, avec l'objectif de déstabiliser. Les responsables de la sécurité le savent et en sont eux-mêmes convaincus".



"Des provinces du sud à celles du nord, en passant par Taza, Béni Mellal et autres villes, le mouvement de grèves, de protestations, de débrayages sauvages et de violences se répand comme une traînée de poudre, n'épargnant aucun secteur d'activité, surgissant là où l'on ne s'y attend pas", souligne-t-il, se disant convaincu que "ce vaste mouvement de contestation injustifié en grande partie, parce que trop souvent instrumentalisé, procède d'une volonté rédhibitoire de déstabilisation, en vue de mettre en cause la paix sociale et attenter à la vie des citoyens".



Et l'éditorialiste d'affirmer que "l'autorité de l'Etat n'est peut-être pas entamée, ni menacée. Elle est néanmoins interpellée, et plus gravement qu'on ne le pense. Rien ne justifiera à terme son silence. Le Maroc de 2012 a décidé d'avancer sur des chapeaux de roue, fier de ses institutions, de ses femmes et de ses hommes. Il ne pourrait se laisser déborder par ceux qui s'acharnent à détruire son modèle démocratique et ses idéaux".



De son côté, +Attajdid+, indique que les causes et conséquences des violents affrontements, survenus la semaine dernière entre les forces de l'ordre et des protestants à Béni Bouayach et à Imzouren, ne diffèrent pas de ceux de Taza, ce qui exige une nouvelle approche du dialogue.



Dans ce genre de situation où les explications se multiplient pour déterminer les causes de ces incidents et leurs retombées, le seul mécanisme dont disposent les politiques et les acteurs de la société civile pour connaître la réalité est celui de l'enquête, en dépêchant des commissions sur place en vue de collecter les témoignages des responsables et de tous les acteurs politiques et des ONG dans la perspective d'élaborer des rapports pour clarifier et déterminer les responsabilités de chacun, affirme-t-il.



L'envoi de commissions d'enquête demeure le seul mécanisme approprié pour connaître la réalité, ajoute l'auteur de l'éditorial, qui relève que l'apport de ce mécanisme reste limité puisqu'il ne présente pas de réponse politique aux causes de la tension à l'origine de ces affrontements.



Le dialogue ne peut donner les résultats escomptés s'il n'est pas inscrit dans son cadre régional et local avec l'implication de l'administration territoriale et le suivi du gouvernement pour sa concrétisation, poursuit l'éditorialiste, soulignant que la voie du dialogue est encore ouverte surtout que le gouvernement qui dispose de moyens pour donner suite aux revendications de certaines régions, a exprimé sa disposition à tout mettre en oeuvre afin de contenir certains courants qui tentent d'instrumentaliser ces événements et les dévier de leur caractère purement social.



L'expérience de la ville de Taza constitue un exemple à suivre, précise l'éditorialiste, qui rappelle l'implication des parlementaires de la ville à exposer les revendications urgentes au Chef du gouvernement et l'entame d'un dialogue entre les différents acteurs, qui a été sanctionné par un accord sur les priorités avec l'engagement du gouvernement à les concrétiser en mettant en échec les visées pernicieuses de ces parties.



Les attentes exprimées à Taza, à Béni Bouayach et à Imzouren s'inscrivent dans la droite ligne de celles sur lesquelles le gouvernement s'y attèle, mais la seule différence réside dans le timing, affirme-t-il, précisant que le retard pourra porter préjudice à l'Exécutif, ce qui profitera à certaines parties dont le seul but est de créer des tensions sociales et faire capoter l'expérience de réforme politique engagée dans le Royaume.



Et de conclure que le dialogue demeure la seule issue pour toutes les parties en vue de réhabiliter la confiance des citoyens et s'atteler sur la satisfaction des revendications prioritaires.



Dans un autre registre, +Rissalat Al Oumma+ revient sur les déclarations et positions de certains responsables politiques de la majorité concernant les festivals artistiques, qui ont provoqué certaines craintes sur l'avenir de la créativité et des libertés au Maroc et les acquis réalisés dans ce domaine.



Tout en respectant les opinions et les positions des uns et des autres concernant les manifestations culturelles, artistiques, littéraires et musicales et les productions cinématographiques et théâtrales ou autres, l'éditorialiste met en garde contre le climat d'animosité et de rejet qui pourrait être créé et dont la responsabilité revient au responsable gouvernemental et par la même à la majorité et ses bases partisanes qui n'ont pas tranché définitivement sur la politique culturelle et artistique à suivre.



Et d'ajouter qu'une position sage et tranchée du gouvernement concernant le projet de société démocratique et moderniste notamment en matière de culture, d'art et de créativité est de nature à rassurer les femmes et les hommes du secteur et les prémunir contre les idées extrémistes et les surenchères sur les libertés.



L'ouverture d'un dialogue démocratique national sur la chose culturelle et artistique est devenu une nécessité en cette étape historique que traverse le Maroc pour la concrétisation des acquis constitutionnels qui visent la promotion des valeurs de cohabitation et de citoyenneté et l'éradication des idées extrémistes, conclut l'éditorialiste.



S'agissant de la réforme de l'enseignement, +Aujourd'hui le Maroc+ souligne, dans son éditorial, que "les deux véritables maux du Maroc sont la justice et l'éducation", ajoutant que "le gouvernement actuel, comme ceux qui l'ont précédé, le sait et tente d'attaquer le mal à la racine".



Selon l'éditorialiste, "il ne faut pas s'attendre à des miracles. Il n'y aura pas de résultats immédiats et peut-être même pas de résultats du tout si les vraies questions ne sont pas traitées", avant de préciser qu'il ne s'agit pas d'échafauder à nouveau une super grande stratégie au terme de plusieurs mois ou années de réflexion.



"Comme dans beaucoup d'autres domaines, très souvent, le mal réside dans de petits détails", souligne-t-il, affirmant qu'"il ne sert à rien de réformer si les personnes censées porter la réforme, en l'occurrence les enseignants, sont démissionnaires".



Evoquant la vision du projet sociétal de la majorité gouvernementale, +L'Economiste+ écrit qu'"un gouvernement dirigé par le PJD devait forcément chercher à installer sa propre vision de la société. Une vision se réclamant davantage d'un passé idéalisé que de la modernité, prônée, chacun à sa manière, par l'USFP, le PAM et le RNI".



"De larges franges de l'opinion publique s'attendaient donc à avoir un vaste débat de société: projet sociétal contre projet sociétal. C'est ce qu'on appelle un débat politique profond, enrichissant pour tout le monde. Or, aucun des partis de l'opposition n'entame une lecture critique de la vision sociétale que la majorité est en train de promouvoir. Pis encore, aucun n'arrive à formuler un contre-projet", explique-t-il.



Pourtant, ajoute-t-il, "le débat de fond est là, présent à tous les niveaux de la société. Il est vif, riche et animé dans la société civile, mais la classe politique d'opposition limite sa perception et son rôle à une critique sur le seul formalisme de l'exercice du pouvoir".



Selon l'éditorialiste, "le discours royal du 9 mars et la réforme constitutionnelle ont sauvé la mise aux partis. S'ils veulent survivre, ils doivent se prendre eu charge seuls, en proposant et défendant enfin leur propre projet de société".


MAPF
Partager cet article : Digg Facebook Blogmarks Wikio Scoopeo Viadeo
  • Dernière minute